En l’an 2000, la Confédération Suisse décide, sans informer les autorités de Vallorbe et la population, de transformer la caserne en Centre d'Enregistrement et de Procédure (CEP) pour requérants d’asile. Tardivement une information est donnée à la population au Casino du village. Séance houleuse, des propos racistes fusent, sommes-nous vraiment en Suisse, terre d'accueil pour les persécutés ? Terminant un parcours œcuménique, un groupe de citoyens responsables décide, sous le dynamisme de Christiane Mathys, de créer une association pour, d'une part, soutenir ces requérants et, d'autre part, faire en sorte que la relation avec la population soit la plus paisible possible. L’ARAVOH est née !

CEP 1

 

Un premier local est trouvé à la rue du Moutier, en face de la cantine des U.M.V. Une pièce loge le service juridique SAJE, la cuisine reçoit les requérants pour un thé ou un café et la salle de bain est transformée en vestiaire où les requérants trouvent des habits chauds, des souliers et des bonnets. Comme la cuisine ne peut accueillir qu'une douzaine de personnes à la fois, par beau temps les requérants "squattent" le mur d'en face ; ils ne peuvent rester plus de 30 minutes pour faire place à ceux qui attendent ! Après de longues recherches, un local plus grand est découvert à la gare, mais des travaux sont nécessaires. Aménagement de toilettes, vestiaire et bureau du SAJE aménagés dans le hall à bagages, bref des investissements importants pour une modeste association. Grand succès, les requérants viennent en masse et envahissent la gare. Les CFF démolissent tous les bancs, ferment la salle d'attente, font de la gare de Vallorbe un lieu désert. La population fait pression pour qu'ARAVOH quitte la gare. Longue recherche, personne ne veut nous accueillir, période trouble où la mésentente entre population, Commune et ARAVOH ne permet pas de trouver de solution. Pire encore, en quelques mois décèdent le directeur du CEP, le Syndic et notre Présidente. De nouvelles équipes se mettent en place, un élan de bonne volonté succède aux querelles de clocher, le canton offre son soutien, des séances CCCA (Confédération - Canton - Commune - ARAVOH) vont permettre de trouver une solution, non seulement en ce qui concerne un local d'accueil mais également en résolvant d'autres problèmes dont celui de la sécurité. Les modules d'accueil, en activité depuis l'été 2011 sur le terrain loué aux CFF, mais à l'écart de la gare, permettent d'accueillir confortablement les requérants et de posséder deux bureaux, l'un pour le SAJE et l'autre pour permettre aux requérants de garder un contact, via des ordinateurs, avec leurs familles et leurs pays.

 

Modules d'accueil Local en entier